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Aujourd’hui à Brest, Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée chargée de la Citoyenneté a présenté la stratégie nationale de prévention de la délinquance 2026-2030.
La stratégie nationale de prévention de la délinquance 2026-2030 : fruit d’un travail collaboratif entre les acteurs concernés
Afin d’établir cette nouvelle stratégie nationale de prévention de la délinquance, tous les acteurs impliqués dans cette politique publique majeure ont été mobilisés :
- Une vingtaine de préfectures ont effectué des bilans sur l’application de la stratégie nationale de prévention de la délinquance 2020-2024.
- Des concertations territoriales ont eu lieu, organisées par une trentaine de préfectures.
- Le SG-CIPDR a animé une concertation nationale avec les associations d’élus, les acteurs associatifs ou encore les professionnels sur les défis à relever ensemble.
Cette nouvelle stratégie nationale de prévention est donc le fruit de ces échanges et entend faire face à une délinquance en mutation depuis plusieurs années.
À titre d’exemple, les indicateurs de délinquance enregistrés par la Police et la Gendarmerie nationales démontrent une augmentation des violences sexuelles en 2025 (+8%), une hausse des infractions liées au trafic de stupéfiants (+8% en 2025) ou encore un recours accru aux armes blanches chez les mineurs.
« Nous devons tenir ensemble deux exigences : la fermeté et la prévention. Sanctionner quand c’est nécessaire, sans faiblesse. […] Notre cap est clair : une action publique lucide, concrète et pleinement opérationnelle, pour protéger durablement tous nos concitoyens. »
Quelles sont les priorités de la stratégie nationale de prévention de la délinquance 2026-2030 ?
Trois axes prioritaires ont été identifiés, déclinés en cinquante mesures :
- Mieux adapter la réponse de l’État aux nouvelles formes de délinquance, notamment par la prévention de l’entrée précoce dans le narcotrafic, par la prévention face aux violences numériques ou encore par la prévention face au port d’armes blanches chez les mineurs.
- Garantir un continuum de prévention de l’enfance à l’âge adulte, notamment par une prévention dès l’enfance en lien avec les parents, l’école et le maire, par la favorisation de l’engagement et de la citoyenneté ou encore par le repérage des premières ruptures de parcours chez les mineurs.
- Mieux coordonner et mieux outiller la politique de prévention, notamment par l’appui solide des maires et des élus dans la prévention de la délinquance.
En France, les maires sont les acteurs essentiels de la politique de prévention de la délinquance. La loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance renforce les instances et les outils à leur disposition. Selon l’article L.132-4 du code de la sécurité intérieure (CSI): « le maire anime, sur le territoire de la commune, la politique de prévention de la délinquance, et en coordonne la mise en œuvre. À cette fin, il peut convenir avec l’État ou les autres personnes morales intéressées des modalités nécessaires à la mise en œuvre des actions de prévention de la délinquance ».
L’application de cette nouvelle stratégie de prévention de la délinquance passe par une mobilisation interministérielle, mais aussi par l’implication des parents, formateurs, associations ou encore des élus de la République.
Une fois appliquées, ces cinquante permettront de prévenir et de lutter pour protéger.